Aujourd’hui, les principaux indicateurs de croissance (PIB, croissance économique) sont de plus en plus contestés car ignorant la plupart des dimensions de bien-être individuel et collectif : la réalisation de services d’intérêt collectif, le lien social, le développement personnel, l’innovation technique ou sociale.
Les organisations de l’économie sociale et solidaire (associations, mutuelles, coopératives et fondations) produisent non seulement des biens et des services mais aussi des effets collectifs positifs (1). Ce traitement de l’évaluation de la richesse socioéconomique générée relève d’approches expérimentales, le plus souvent sectorielles ou territoriales, dont les dénominations peuvent varier : utilité sociale, plus-value sociale, responsabilité sociétale et environnementale.
L’évaluation précise des richesses produites par les entreprises de l’économie sociale et solidaire est un enjeu majeur pour mettre en avant les pratiques et les réponses que l’économie sociale et solidaire peut apporter au modèle de développement économique, social et durable des territoires.
Aujourd’hui, malgré l’existence de diverses démarches expérimentales et « l'outillage » créé pour le PROGRESS en région Provence Alpes Côte d'Azur, l’utilité sociale produite par les activités de l’économie sociale et solidaire reste mal connue : sa mise en œuvre reste timorée, les expérimentations ne sont pas toujours comprises ou adaptées, la notion même fait encore débat.
De façon complémentaire, à l’initiative d’acteurs, ou de fédérations, des collectivités territoriales mettent également en place des expérimentations, des outils visant à favoriser cette reconnaissance. Néanmoins, la culture de l’évaluation est encore peu développée dans les collectivités publiques et la prise en compte des impacts socio-économiques et environnementaux dans le cadre des relations entre les pouvoirs publics et les acteurs de l’économie sociale et solidaire est une pratique encore très marginale. Le développement et la reconnaissance de ces pratiques doit être consolidés et accompagnés.
Pour en savoir plus téléchargez la synthèse du séminaire « L’économie sociale et solidaire, une source pour d’autres indicateurs de richesses »
(1) Les économistes parlent d’effets externes ou externalités positives. Il est fait l’hypothèse que l’économie sociale et solidaire a la particularité de produire volontairement des effets externes positifs.