Philosophiquement et statutairement, les associations, mutuelles, coopératives et fondations..
le 08/03/2010
Entreprendre autrement est une vieille idée. Le projet d'organisation permettant la prise en compte du social et de l'humain, au même titre que l'économique a été au cœur de la création de l'économie sociale à la fin du XIX siècle.
Dans les années 1970, avec l'apparition du chômage de masse qui suit la période des trente glorieuses, apparaît de nouvelles initiatives sous l'appellation « Economie solidaire » cherchant à apporter des réponses aux besoins sociétaux nouveaux.
Le projet d'entreprendre autrement continue toujours aujourd'hui de se développer, parfois sous de nouveaux noms, comme en témoigne l'engouement en cours pour l'entrepreneuriat social.
La question « comment entreprendre autrement » est d'autant plus importante que le système dominant de l'économie capitaliste vient de montrer au plus grand nombre ses limites à constituer un modèle de développement pérenne et durable. L'économie sociale et solidaire propose une autre vision, alternative qui s'ancre dans un modèle collectif et démocratique de la pratique d'entreprise.
Les pratiques de l'économie sociale et solidaire et son projet d'émancipation de tous prennent différentes formes qui sont le résultat de l'histoire ou encore de modèles économiques différents.
Quand on veut « entreprendre autrement en Economie Sociale et Solidaire» il est donc utile de comprendre ces différences entre associations, coopératives ou encore mutuelles, et de bénéficier des conseils de réseaux d'accompagnement spécialisés sur ces questions.
C'est pourquoi, les 11 et 12 mars prochain, à l'occasion du salon génération entreprendre, au Parc Chanot, Marseille, la Chambre Régionale organise un parcours « Entreprendre Autrement en Economie Sociale et Solidaire » en partenariat avec : Les SCOP PACA CORSE, INTERMADE, ESIA, ENERGIES ALTERNATIVES, L'APEAS, La CAISSE d'EPARGNE, la BOUTIQUE DE GESTION, La REGION PROVENCE - ALPES - COTE D'AZUR et le CONSEIL GENERAL des BOUCHES DU RHONE.
Recherche d'excédents et intérêt général sont conciliables, sous réserve de suivre les règles précises des statuts des groupements de personnes qui garantissent le cadre permettant la mise en œuvre des principes fondateurs de l'économie sociale et solidaire : La libre adhésion - La non lucrativité individuelle - La gestion démocratique des décisions stratégiques - L'Utilité sociale ou sociétale de l'objet de l'entreprise - La mixité des ressources.
La présidente
Marcelle GAY
Retrouvez la CRESS sur le salon Génération Entreprendre au stand n°32.