Ajouté le 16 Janvier 2012
Les entreprises coopératives, en conciliant valeurs économiques et sociales, et grâce à un fonctionnement spécifique, résistent mieux à la crise : la maitrise du capital par les membres associés, une gouvernance démocratique, un centre de décision ancré localement, des résultats qui restent dans l'entreprise, des réserves financières impartageables, une stratégie tournée vers le long terme avec des profits qui servent d'abord la pérennité de la coopérative, etc.
L'ensemble des entreprises coopératives affiche un poids socio-économique important, avec 21 000 entreprises en France qui emploient près d'un million de salariés. Près de 24 millions de membres font vivre la gouvernance démocratique des entreprises coopératives françaises. En 2010, elles ont réalisé 288 milliards de chiffre d'affaires cumulé, filiales comprises, en augmentation de 31 milliards d'euros depuis 2009, soit +5,1%. Enfin, elles sont présentes, et parfois leaders, dans tous les secteurs d'activité (agriculture, artisanat, banque, commerce, consommation, culture, éducation, industrie, logement, NTIC, pêche, recherche, services, transport, etc.).
Le Top 100 des entreprises coopératives, une illustration de la résilience des entreprises coopératives
Coop FR a réalisé un classement des 100 premières entreprises coopératives françaises, sur la base de leur chiffre d'affaires 2010. D'autres indicateurs ont été étudiés, parmi lesquels le nombre de salariés et de membres au sein des coopératives. En 2010, les 100 premières entreprises coopératives ont réalisé un chiffre d'affaires cumulé de 188 milliards d'euros, filiales comprises. En 2008, elles réalisaient 181 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soit une augmentation de 4% dans un contexte de crise. En termes d'emploi, les 100 premières entreprises coopératives emploient 750 000 personnes, soit 3% de l'emploi salarié en France. Elles réalisent ainsi une augmentation de 4% par rapport à 2008. Enfin, on observe également une forte progression du sociétariat de 79 500 membres depuis 2008, portant le nombre de membres au sein des 100 premières entreprises coopératives à 23 millions.
La France, l'un des pays leader de la coopération dans le monde
En Europe, le mouvement coopératif français fait figure de leader en termes de nombre de coopérateurs avec près de 24 millions de membres, suivi par l'Allemagne (20 509 973) et l'Italie (13 063 419). Ces trois pays se distinguent également en termes d'effectifs salariés. L'Italie compte plus d'un million de salariés, la France près d'un million et l'Allemagne plus de 830 000.
Afin d'illustrer le poids socio-économique des coopératives au niveau mondial, l'Alliance coopérative internationale réalise le classement des 300 premières coopératives dans le monde, le Global 300 qui a inspiré la réalisation du Top 100 français. La 4ème édition vient d'être publiée, sur la base des chiffres d'affaires 2008. Le Global 300 analyse les 300 plus grandes coopératives au niveau mondial au travers de sept secteurs : agriculture/sylviculture, banques/Credit union, consommation/commerce de détail, assurance, travailleurs/industrie, santé, services et autres. Les coopératives n'ont pas été épargnées par la crise financière mondiale, néanmoins les spécificités de leur modèle ont permis à ces entreprises de survivre et de prospérer.
Les coopératives françaises représentent, dans ce classement, 28% du chiffre d'affaires 2008. Bien représentées dans le Global 300, les coopératives françaises sont parmi les leaders dans les secteurs de l'agriculture (Covea, Invivo, Groupe Terrena), du commerce (E. Leclerc, Système U, Groupe Chèque Déjeuner) et de la banque, avec la présence des trois groupes bancaires coopératifs français (Crédit Agricole, BPCE et Crédit Mutuel).
Panorama sectoriel à télécharger ci-dessous.
Communiqué de COOP FR/GNC
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Ajouté le 09 Février 2011
Les assises des entreprises coopératives organisées par le Groupement National de la Coopération, à Paris, le 25 octobre dernier, ont été l'occasion de présenter un document pédagogique qui rappelle que la coopérative est un modèle d'entreprise démocratique fondé sur des valeurs de responsabilités, de solidarité et de transparence « Qu'est-ce qu'une coopérative ? ».
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Ajouté le 09 Février 2011
Les assises des entreprises coopératives organisées par le Groupement National de la Coopération, à Paris, le 25 octobre dernier, ont été l'occasion de présenter la « Charte coopérative » qui énonce les droits et les devoirs qui lient la coopérative et ses membres.
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Ajouté le 13 Janvier 2010
Patrick GIANFALDONI, Nadine RICHEZ-BATTESTI, LEST-LBNC, mars 2008
Comment caractériser la gouvernance interne et externe des banques coopératives dans une perspective territoriale ? Et quels contenus attribuer à la gouvernance partenariale ? En interne, les processus de décisions sont-ils fondamentalement spécifiques, de par leurs caractères démocratiques ? En externe, qu'en est-il des liens de coordination et des rapports de coopération entre les banques coopératives et les autres familles de l'économie sociale ? Ce document aborde dans un premier temps la question de la gouvernance et du partenariat, avant de s'intéresser plus précisément dans une seconde partie au partenariat entre les banques coopératives et les Organisations de l'Economie Sociale et Solidaire. Une approche conventionnaliste des rapports entres ces Organisations et les Banques coopératives est présentée dans un troisième temps. Enfin, en dernière partie, se pose la question de savoir si l'on peut considérer les Fondations comme un outil de partenariat entre les banques et les entreprises de l'Economie Sociale et Solidaire.
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Ajouté le 13 Janvier 2010
Daniel Duet -Collection Que-sais-je ? - Edition PUF - 2004
Ajouté le 13 Janvier 2010
Jean Gaumont -FNCC - 1923
La première moitié du XIXe voit naître un nouveau mal social : le paupérisme. En effet, avec l'industrialisation, la perception de la pauvreté change. Désormais, la pauvreté est un mal touchant une catégorie de la population, celle qui vit dans les nouvelles régions industrielles. (...) L'économie sociale se constituera progressivement tout au long du XIXe en réponse à la question sociale. Elle visera à dégager une troisième voie entre l'économie politique libérale prônant le laisser-faire et le socialisme collectiviste qui, avec Marx, avancera une solution autoritaire.
Ajouté le 13 Janvier 2010
Editions l'Harmattan - Charles Gide - Comité pour l'édition de ses oeuvres - Paris - 2001
A partir de 1904, Charles Gide travaille activement à la réunification du mouvement des coopératives de consommation, rompue par la sécession des coopératives socialistes, qui sera finalement restaurée en 1912. Le débat, en apparence idéologique, a en fait une importante dimension pragmatique - le développement commercial du mouvement coopératif. Et la question sociale a toujours la même actualité. Il faut réguler le développement de l'économie industrielle et corriger ses aberration sociales.